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L’abeille, le cheval et la mouche


Au coucher du soleil, un apidé goûtait,
A la flore du lieu, sans secret pour dame abeille,
Qui, prés, bois des alentours butinait,
A la récolte de son miel.

Au détour d’un bois, un verger caché se présenta,
Et encouragea notre api à une autre moisson,
L’amie, fort enchantée, s’y précipita,
Les fruits jonchaient l’endroit à foison,

Une reine-claude belle et mûre fut son élection,
Au parfum suave fort séduisant,
L’abeille ne pouvait délaisser tel présent,
Sur cette offrande, elle s’attaqua avec dévotion.

Un cheval qui rôdait dans le même coin,
Et qui, de fourrage, avait fait belle ripaille,
Sentit le moment venu de soulager ses entrailles,
Et sur la malheureuse, s’allégea d’un fort beau crottin.

L’infortunée prisonnière tenta en vain de se libérer,
Pria de toutes ses forces pour assistance,
Une mouche qui, ne l’entendit point, mais vit cette bombance,
Bénit le Ciel de sa largesse et, sur ce festin, se mit à œuvrer.

Le sort voulut que la mouche ait bel appétit,
Et que, de ce piège, l’abeille sortit,
Honteuse et crottée,
Elle s’envola, sauvée.

L’imprudence vous met parfois dans le pétrin,
Et peut donner lieu à bien de soucis,
L’on peut affirmer ici que c’est dans le besoin,
Que l’on reconnait ses amis.

Luc Mathen

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