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Le voleur et les bonnes gens


Un voleur, nommé Gouvernement,
Faisait aux bonnes gens une telle misère,
Que ceux-ci se virent dans un dénuement,
Qui les mit en colère.

La table du voleur se voulait fort opulente,
Impôts, charges, contributions étaient les plats capitaux,
Le labeur pénalisé n’assurait plus la subsistance,
Et dans les logis, le rire et la gaieté firent défaut.

Le travail n’assura plus de récompense,
Le détrousseur leurrait les gens par maintes promesses,
Peu lui importait les miséreux et leur indigence,
Dans les foyers, régnait la tristesse.

On ne trouvait à manger que le quart de son soûl,
Une pitance réclamait bien trop de sous,
Le voleur passait, chez la gent misérable,
Non pour un gouvernement, mais pour un diable.

Sur la nécessité présente,
Les doyens, dès l’abord, personnes fort prudentes,
Opinèrent qu’il fallait, et plus tôt que plus tard,
Contester fermement ce Pouvoir.

Dont les serments étaient vains,
Chacun fut de l’avis des anciens,
Rien ne leur parut à tous plus salutaire,
A ce voleur, il fallait déclarer la guerre.

La difficulté fut de la faire,
L’un dit : « Je n’y vais point, c’est bien trop d’embarras»,
L’autre : « c’est fort délicat pour mon affaire »
Si bien que sans faire, on se quitta.

Quand il faut délibérer,
Les conseillers foisonnent,
Est-il besoin d’exécuter,
L’on ne rencontre plus personne.

Luc Mathen

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