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Le chat et son maitre


Un gros chat, soûl par les bons mets de son maître,
Se lamentait à longueur de journée,
L’aventure manquait fort à son être,
Notre matou souffrait d’une existence acointée.

Le greffier briguait d’une vie mouvementée,
La traque de la gent trotte-menu ne quittait ses pensées,
Lérots, mulots, souris, rats des champs,
Ainsi décida notre ami, seront désormais les agapes dignes à son rang .

Notre groubis quitta ses pénates un beau matin,
Abandonna son maître dans le chagrin,
Certain que par sa ruse et sa malignité,
Avant le soir, un rat de ville sera croqué.

Au coucher du jour, nul rat fut avalé,
Notre mistigri se mit en quête d’un logis pour la nuit,
Regretta le confort et la chaleur du foyer répudié,
Fatigué et affamé, dans une ruelle, s’endormit.

A l’aurore, notre chat quitta la ville pour la campagne,
Plus favorable, pensa t-il, à ses desseins,
Où, sûr, lérots et rats des champs seront au festin,
Il imagina déjà la belle ripaille.

Mais notre lourdeau n’était pas habile,
La tâche lui était bien trop difficile,
Ses forces et l’instinct félidé lui faisaient défaut,
Une fois encore, il se trouva penaud.

Le manque de disposition de ce nigaud,
Fit piailler de plaisir les moineaux,
Qui, par leurs voltiges frondeurs,
Alourdirent encore plus sa douleur.

Après plusieurs jours et sans l’aide des dieux,
Grippe-fromage avait toujours le ventre creux,
Exténué, misérable et maintenant maigre,
Notre crève-la-faim s’en retourna chez son maître,

Quand il ne faut pas pourvoir à ses besoins,
Il est sot de ne pas voir que le plus grand des soins,
Ce doit être celui d’éviter la famine,
Et d’accepter une bienveillante cuisine.

Luc Mathen

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